Clement Charles

Clement Charles 's thoughts

Archive for the ‘Networks & IT’ Category

July 5th, 2013 by Clement Charles

Future Cities (3): Smart is better than stupid (… unlike now?)

The future of cities is to be smart. To measure, to control, to adapt, to balance. Big internet and telecom players are heavily investing in such techs but also in communicating / lobbying to reach such goals.

IBM is clearly a leader in such communication and visions. This a basic video to start with.

June 27th, 2013 by Clement Charles

4D Printing: Let’s print 3D object that evolves with time.

3D printing is surely one of the most interesting tech revolution of the past years. I personally owned (with my dad and brother) a Solidoodle and tested MakerBot with Basil from C-Lynk branding agency. I preparing a piece on 3D printing and its future, as well as review of our experiences of buying, installing and using a Solidoodle printer.

Before that, I wanted to share with you that video of TED taks for about 4D Printing… The idea is clear, innovative and crazy – thus, I love it ; ) Let’s 3D object that evolves with time.

June 20th, 2013 by Clement Charles

Interview with IBM Research’s Director John Kelly (June 2013)

Once you’ve passed the little IBM ad at the start, you will enjoy a really interesting interview with Dr. John E. Kelly II, senior VP and director of IBM Research. The most interesting part are in my perspective: the part of IBM’s Watson (the joepardy winning computer), cognitive computing, as well all the newest lab in Nairobi, Kenya and the future of Africa as an important growth market for IBM.

Curated content. Not personally involved into production or content.

June 19th, 2013 by Clement Charles

Google, threaten by… SEO, creates room for competitors

Today, in 2013 it appears to me that we are in a situation not so far from the appearance and emerging domination of Google a bit more than 10 years ago. Indeed, a lot of people today acknowledge that Google is the leading, not to say the only search engine, but does not really provides good results in many cases.

In my perspective, the fact that millions of companies can sell you tricks, features, services, official or not, with or without Google certification, that can improve your ranking into Google services is – in itself  – a proof of the current weakness of the search engine.

Indeed, when there are tricks and techniques that allow you, with cash and investments, to be well positioned in search results, we’re not into algorithmic search anymore. We are into a directory with paid visibility ….A directory exactly like Yahoo! was at the time.

In my perspective, all the recent announcement of Google of the past two years have been bringing sanctions to limit the abuse of SEO. From Panda to Pinguin, the zoo of algorithmic updates shows that Google is well aware of the problem that I am underlining now.

I think customers would also have expected that the search algorithm itself improve as much as a “Google Now” on Android phone, which seems to be the way forward. You would also expect deeper search that encompass the deep web. Finally, the search and discover function of YouTube are surprisingly weak, unrelevant and not updated (… subscribing to channel is not the way you find the long tail content you may be searching for). Well, there are things to do, but it is not there yet.

So in my perspective, SEO and in a lesser way, sponsored links, are the biggest money maker but also the biggest threat on Google search future. In the 2 to 3 years time frame, I would expect Google to be able to provide a “Google Now” types of experiences to desktop (maybe, connected TV) users, while fighting hard against a new group of competitors that used the room currently left by Google to enter the market !

March 17th, 2010 by Clement Charles

iPad : les dessous de tablette

Malgré le scepticisme des geeks, le succès commercial de l’iPad est déjà indéniable. Entre nouvelles opportunités de revenus pour les applications existantes et moyen miracle de sauver la presse, la tablette d’Apple ouvre clairement une nouvelle ère Internet nomade.

 

On a beaucoup dit que l’iPad était un gros iPhone, et c’est vrai. Dès sa prise en main, on est frappé par la transposition de toute la facilité d’utilisation de l’iPhone sur ce nouveau support. Autre surprise, le poids de l’objet, relativement élevé, et sa taille, plus petite qu’imaginée. En plus de ses faiblesses techniques évidentes (pas de caméra, pas de clavier, Wi-Fi only), la tablette à la pomme souffre aussi des mêmes défauts que l’iPhone, mono-tâches et ne lisant pas le Flash, donc donnant un accès réel, intuitif mais toujours partiel au web.

 

Du point de vue industriel, cela fait longtemps que les professionnels utilisent des tablettes d’accès à l’internet portable spécifiques à leurs métiers. Avec l’iPad, plus d’un lustre après les “tablettes PC” que HP n’a jamais réussi à populariser, l’ordinateur 100% tactile et sans périphérique arrive enfin dans le grand public, et peut passer de l’esprit des concepteurs de produits à un objet indispensable de la table de salon.

 

Aujourd’hui, beaucoup de journalistes (qui reprennent les communiqués de presse d’Apple), de directeurs de presse (qui lisent leurs journalistes), ou d’autres membres de l’industrie du contenu (qui croient le buzz dominant du moment, celui-ci comme un autre) pensent que l’iPad va leur permettre de sauver leurs publications imprimées, journaux ou magazines.

 

Si l’iPad (et les tablettes à venir) font partie de la solution qui sauvera le métier de journaliste et la fonction du média de distributeur d’information “labélisée”, l’envoi d’un fichier PDF équivalent à celui d’un imprimeur vers un iPad, ne solutionnera aucun des problèmes de la presse. Malheureusement, les applications actuellement proposées par les éditeurs de journaux n’intègrent pas les riches capacités multimédias de la plateforme. Mêmes siune version “journal électronique”, type PDF, sur l’iPad reste agréable, cela n’apporte aucune valeur ajoutée par rapport à sa version papier.

 

Dans ma vision, la navigation de contenu sur une tablette doit créer de la vraie valeur ajoutée, de manière multidimensionnelle et transversale. Multidimensionnelle d’abord, car tous ces médias ont les ressources pour enrichir tous leurs textes de galeries de photos, de vidéos ou encore d’animations; dans plusieurs dimensions aussi, en sortant de l’univers clos des droits détenus par le titre pour mettre en avant des liens pertinents, créateurs de sens, vers d’autres éditeurs de contenus. Transversale également, car une fois arrivé à la fin d’un article, le lecteur sur tablette exigera plus qu’un bouton “retour au sommaire”, et ne comprendra pas l’absence d’indices de crédibilité basés sur le succès du contenu, d’arborescence automatique vers des liens connexes indexés ou de fonctions sociales pour commenter, noter et partager ces contenus.

 

Avec l’iPad, les éditeurs pourront enfin combiner la profondeur de champ unique du texte, la capacité hypnotique des médias audiovisuels et la richesse interactive sans limites du web.  Néanmoins, pour ce faire, il faudra avoir conservé son contenu original qui fédère une communauté de lecteurs, maîtrisé la chaîne complète de production multimédia (du texte à la vidéo, en passant par l’interaction) et comprendre l’information comme un produit multiplateforme, interactif et en mouvement perpétuel.

 

On doute donc que l’iPad puisse sauver les acteurs de presse qui n’ont pas pu ou ne sauront pas, se sauver eux-mêmes. Il n’est pas encore trop tard pour changer, toutes les compagnies ferroviaires n’ont pas abandonné la vapeur le jour de l’arrivée de la locomotive électrique…

 

February 17th, 2010 by Clement Charles

METEO 2.0: tous producteurs, tous consommateurs.

Programme à succès par excellence, rendez vous quotidien des médias sur toutes les plateformes, la météo fait partie de ces contenus incontournables, et ce, même si tout le monde sait regarder par la fenêtre le temps du jour.

 

Complexe et demandant des compétences scientifiques réelles, les prévisions météos de nos médias se basent toutes sur les mêmes données fournies par leur organisme national (Météo Suisse, Météo France). A la fois stratégiquement essentielle et une forme de service public, la mise en place d’un réseau de stations de récoltes d’information s’est toujours faites au frais des états qui vendent ce data aux médias.

 

Aujourd’hui, le nombre de senseurs météorologiques “privés” augmente constamment, qu’ils soient fixes, comme les baromètres ou mini-stations météos des particuliers, ou mobiles, comme le thermomètre (voir plus) des voitures ou de certains téléphones portables, géo localisés par GPS ou via d’autres outils.

 

Clairement, le futur de la prévision météo sera lui aussi 2.0, au sens où les principaux contributeurs en contenu seront aussi les consommateurs des prévisions. En effet, alors qu’aujourd’hui, un nombre limité de donnée est interprétés à heure fixe par des êtres humains, on imagine facilement que les capacités actuelles de traitement informatiques permettraient bientôt d’avoir des algorithmes aptes à analyser toutes les données, fixes comme en mouvement, pour livrer en temps réel des prévisions ultra localisées et beaucoup plus fiables statistiquement.

 

Dans cette logique, il y aura bien entendu beaucoup de plus de d’informations précises et mises à jour chaque instant sur la météo entre Coppet et Rolle, que sur les crêts du Jura, pourtant à quelques kilomètres de l’A1 mais fréquentés par un plus petit nombre de producteurs de contenu potentiels.

 

Rétribuer les contributeurs serait trop compliqués, administrativement parlant. Un système réellement collaboratif pourrait être mis en place, ne donnant accès à ces “super prévisions” qu’aux personnes participent à la récolte des données en enclenchant une fonction automatique mettant ce data sur le réseau.

 

Exemple parmi d’autres dans la liste des pratiques renversées par le développement des nouvelles technologies, cette météo 2.0 laissera rapidement la place à des informations plus riches, plus multimédia, plus multidimensionnelle, produite à partir des millions de données récoltés par le “web of things” ou “internet des objets”… A suivre dans un prochain épisode de ComNew.

 

Clément CHARLES, ToutLeContenu.com

January 10th, 2010 by Clement Charles

WEB 2.0: POUVOIR EN BAISSE, CRÉDIBILITÉ EN HAUSSE

 

Pour le journaliste traditionaliste, la prise de parole par le lecteur est perçue comme au mieux inutile, au pire comme un relflexe populiste coupable.

 

Dans les faits, dans un monde où personne ne croit en l’objectivité de facade des acteurs de l’information et où la crédibilité de ceux-ci baissent de manière inversement proportionelle à leur crispations corporatistes, permettre aux lecteurs de commenter les articles est certes une perte de pouvoir, mais qui s’accompagne automatiquement d’un renforcement de la crédibilité.

 

En effet, de la cour de récréation aux salles de rédaction en passant par les parlements de toutes tailles, on sait que celui qui connaît son sujet, qui est sûr de ses informations, convaincus de son point de vue, sincère dans sa vision, ne craint pas le débat, ne fuit pas la contridiction et ne se sent pas menacé par l’expression d’avis divergents.

 

En Suisse, beaucoup de médias, principalement imprimés, commence à (grande) peine cette réflexion. Alors les quotidiens d’Edipresse autorisent les commentaires, les internautes se plaignent de censures inexpliquées, billets ou liens supprimés malgré leur total respect des conditions d’utilisations. Plus confiant, 20 Minutes propose l’option de publier des commentaires sur tous ses contenus, sans suciter d’échos de censure. Tous proposent aussi de partage de lien de l’article dans toutes une série de plateformes sociales où l’utlisateur nomme et enrichit librement, sans contrôle possible de l’éditeur, les informations qu’ils partagent.

 

Du côté des quotidiens de référence, l’Agefi et Le Temps vivent des problèmatiques différentes. Alors que l’Agefi, d’abord appréciée dans sa version papier par son lectorat historique, se concentre avec succès sur l’amélioration de la qualité du titre, le site internet reste très pauvre, et ne propose donc aucune fonction de dialogue.

 

De son côté, Le Temps dispose depuis longtemps d’une bonne plateforme internet, rénovée en profondeur en Janvier 09 sans intégrer les fonctionnalités évoquées ici, à part sur quelques articles précis. Le sujet est connu pour créer de grosses tensions à l’intérieur de la rédaction, toutes en rapport, explicite ou pas, avec la perte de pouvoir induite par ces nouveaux outils. Bien réelle, cette perte de pouvoir s’instaure automatiquement par le dialogue, par le fait que le journaliste et son contradicteur-lecteur, se trouve au même niveau dans le média, à quelques détails de présentation près.

 

Perdant ainsi sa position dans l’élite, le journaliste percoit donc ce changement comme un défi à son statut, une volonté de mettre en cause aujourd’hui ce qui était accepté sans autre questions hier. Cette perte de contrôle crée pourtant une superbe contrepartie, rendant une partie de leur crédibilité perdue aux journalistes. Un plus qui peut entraînter tout une spirale de conséquences positives, partant de la confiance retrouvée pour arriver une nouvelle conception du rôle du journaliste, moins corporatiste, moins conservatrice, plus curieuse et plus en phase avec la mission réelle du journalisme au sein des démocraties.

November 17th, 2009 by Clement Charles

“Papa, Maman… Quand est-ce qu’on arrive ?” In Car Entertainment

 

Classique des voyages automobiles, cette phrase pourrait disparaître avec l’arrivée prévue dans la prochaine décennie de l’ICE, ou In-Car Entertainment, dans les véhicules neufs.

 

Terme encore peu usité dans l’industrie, l’ICE recouvre la totalité des services que les constructeurs proposeront dans la voiture de demain, autant pour rester en phase avec l’évolution technologique que pour continuer à étendre le champ de valeur ajoutée fournie.

 

Avec ou sans connexion internet permanente, géré centralement par un “carputer” ou de manière distribuée dans les différents accessoires (GPS, DVD), l’ICE apparaît clairement comme un élément central de la paix des familles tout comme une nouvelle plateforme de divertissement et de communication. Comme toujours, entre le concept et le succès, il faut passer par plusieurs étapes de réflexion indispensables. Cominmag le fait pour vous.

 

D’abord, il s’agit de définir les différents segments d’utilisateurs, en identifiant d’une part leur relation avec le véhicule et la route, d’autre part leur niveau d’attention. Ceci permettant de définir les contenus possibles pour créer une valeur ajoutée supplémentaire pour l’utilisateur du véhicule, tout en restant pertinent selon le contexte d’utilisation des différentes cibles.

 

En transparence sur le pare-brise ou sur un écran facile à consulter, le conducteur accèdera à des informations géo localisées et en temps réel sur les conditions de circulation (trafic, météo, itinéraire) et se verra proposer des conseils pratiques (ex: rappel au conducteur de faire une pause toutes les 2h, de s’hydrater toutes les 30min en été, conseils de sécurité basique).

 

En plus de toutes les options de divertissement à la demande, le cœur de l’innovation de l’ICE me paraît se situer dans l’idée de guides touristiques géo-localisés, utilisant la localisation en temps réel du véhicule comme épicentre des points d’intérêt proposés. Pertinent pour des consultations simples (ex: recherche d’un hôtel ou restaurant dans un rayon de 5 à 50 km en fonction du lieu où se trouve le véhicule au moment de la recherche), ces services deviendront du vrai divertissement avec l’arrivée de “guides de paysages”, où la voiture combine ses capacités de localisation et de diffusion de contenu pour enrichir la réalité du passager. En se basant sur les éléments historiques, naturels ou culturels du paysage, le passager pourrait comprendre tout ce qu’il voit (ex: formation géologique des montagnes au loin, origine des ruines de château visibles au bord de la route, spécificités du terroir environnant).

 

A l’arrière, le défi change de dimension, du fait de la fragmentation de l’audience (différence d’âge, évolution constante des intérêts). Pour les enfants, l’ICE proposera les deux grandes familles de contenus déjà destinées aux enfants sur d’autres supports: contenu ludique ou éducationnel. Alors que le ludique se partagera entre l’adaptation de jeux de société basiques, simples à comprendre et permettant à toutes classes d’âge d’interagir ensemble et des catalogues de jeux ou de films licenciés auprès des ayants droits, les contenus éducationnels auraient logiquement plusieurs angles.

 

Clairement créateur de valeur, surtout en intégrant une vraie cohérence avec les programmes scolaires, l’angle ludo-éducatif proposera des jeux à la fois divertissants, amusants, riches en défis et générateurs de connaissances (ex: jeu des capitales, jeux de calcul mental, jeux de géographie en rapport avec le paysage environnant, jeux de logique simple visant à développer la vitesse de réflexion des enfants).

 

Liant au sein d’un seul système et d’une pratique unique diverses options existantes et d’autres à venir, l’ICE apparaît comme un argument réel en faveur de la permanence de la voiture individuelle comme objet indispensable de la vie moderne, comme endroit intime permettant le déplacement dans l’espace public.

 

October 17th, 2009 by Clement Charles

MIPCOM, TELECOM, GITEX: les salons se suivent mais ne ressemblent pas

 

Le mois d’Octobre 2009 a vu l’enchaînement de trois grands évènements majeurs pour les acteurs des nouveaux médias et des technologies de l’information. A Cannes, un MIPCOM optimiste montre que le marché audiovisuel reprend des couleurs. A Genève, le succès d’avoir ramené Telecom de Hong Kong n’a pas suffit à faire venir les exposants et visiteurs attendus. Au GITEX à Dubai, les pays du Golfe et leurs partenaires semblent résister insolemment à la récession.

 

Alors que le MIP TV d’Avril se déroulait sous la pluie, dans une ambiance toute aussi maussade que la météo, le soleil brillait autant sur la Croisette que l’optimisme retrouvé dans cette édition automnale du célèbre salon. En effet, du point de vue du marché audiovisuel, la crise semble terminée. Les commandes de programmes repartent à la hausse, et les troubles récents ont installé durablement les idées défendues depuis longtemps par les pionniers des nouveaux médias (et dans Comin Mag): originalité dans la création des contenus, scénarisation transmédia impliquant TV, web et mobile, approche cross-plateforme des sources de revenus ou encore recherche de partenariat ciblé avec des marques (branded entertainement).

 

Au delà de l’optimisme ambiant, ce chapitre 2009 reste encore en repli par rapport aux années précédentes. Au Palais des Festivals, une grande partie de l’espace reste invendu aux exposants, et les immenses tentes sur plage ou les bateaux aux couleurs des entreprises croisant au large de l’Ile de Lérins font désormais partie de la légende cannoise. Enfin, pour la première fois depuis 2001, la peur du terrorisme traduite par le plan “Vigipirate” avec fouille et contrôle à chaque porte, a laissé la place à la paranoïa de la grippe A, avec de grands panneaux sur les gestes empêchant la progression de l’épidémie et du désinfectant pour les mains en libre service sur tous les stands.

 

Sur les mêmes dates, Genève accueillait ITU World Telecom, de retour au bout du lac après une escapade à Hong Kong en 2006, grâce de gros efforts de lobbying politique et hôtelier. Comparé aux fastes de l’édition 99 ou au retentissement international de 2003, la faible couverture média, le nombre de visiteurs comme d’exposants déçoivent. Principalement composé de pavillons nationaux ou super-régionaux, l’événement – limité à une petite partie des halles de Palexpo – manquait cruellement de grands acteurs du marché, de petites entreprises innovantes et de découvertes futuristes. Dans une industrie des télécoms qui se veut le réseau au cœur de la société du savoir en création, cette absence cruelle d’innovation, de vision ou de nouveautés donne un mauvais signe à un marché en plein questionnement sur ses prochains cycles industriels.

 

Même si il est juste de voir la crise comme raison importante de la mauvaise fréquentation, la logique même du salon semble à revoir et pose la question de la pertinence de l’ITU comme organisateur. En effet, l’ITU émane des états dont elle tient sa mission de régulation et représente les gros industriels qui doivent accepter les standards qu’ils appliqueront ensuite. Clairement, aucun de ces deux acteurs ne pousse réellement les innovations: états comme industriels sont encore en train de rentabiliser l’existant, et ne peuvent donc pousser vers la nouveauté. Enfin, l’existence d’une multitude d’événement plus spécialisés, organisés avec plus pertinences programmatique et une plus grande objectivité, où la présence amène des résultats tangibles, rend légèrement obsolète ces évènements “chapiteaux” qui regroupe toute une série d’acteurs qui n’ont rien d’autres en commun que d’agir dans des dimensions bien différentes de la même immense industrie.

 

Une grosse semaine après la fin du salon de Genève, le GITEX ouvrait ses portes à Dubai. Entre une dizaine de tours de 40 étages en construction et trois hectares de sable servant de parking au 4×4, le World Trade Center proposait huit halles couvrant les principaux domaines high-tech. Si l’on parle beaucoup de la crise aux Emirats Arabes Unis, elle ne saute pas aux yeux du nouveau visiteur: trafic incessant, forêts de grues en mouvement, construction continue de nuits, foule cosmopolite venue des quatre coins de la planète… Dans la même logique, le GITEX – toujours plus grands – et ses exposants ne semblent pas connaître pas la crise. Deux choses sautent aux yeux du visiteur Européen. D’une part, le niveau complètement identique des technologies et des attentes en terme de services entre les différentes parties du monde. Techniquement comme, la planète tourne désormais partout au même tempo. D’autre part, les pays du Golfe ont réussi à faire émerger tout un écosystème de pays partenaires que l’Europe et les USA intéressent peu, voire pas. Pakistan, Philippines, Sri-Lanka ne sont que les plus visibles de ces nouveaux tigres technologiques qui utilisent la fantastique croissance du Golfe pour développer et renforcer leur place dans la géographie globale des nouvelles technologies.

 

Après avoir visité ces trois salons en moins de trois semaines, on arrive à la conclusion que, même si les choses semblent aller moins vite qu’au début du millénaire, ce qui se construit aujourd’hui est plus solide, plus durable, plus orienté vers le long terme. Enfin, l’optimisme d’un MIPCOM, l’échec d’un Telecom ou le succès d’un GITEX confirme aussi la nécessité de réinvention perpétuelle pour les entreprises de notre secteur, comme les structures chargés de les représenter ou les servir. Affaire à suivre.