Clement Charles

Clement Charles 's thoughts
February 17th, 2010 by Clement Charles

METEO 2.0: tous producteurs, tous consommateurs.

Programme à succès par excellence, rendez vous quotidien des médias sur toutes les plateformes, la météo fait partie de ces contenus incontournables, et ce, même si tout le monde sait regarder par la fenêtre le temps du jour.

 

Complexe et demandant des compétences scientifiques réelles, les prévisions météos de nos médias se basent toutes sur les mêmes données fournies par leur organisme national (Météo Suisse, Météo France). A la fois stratégiquement essentielle et une forme de service public, la mise en place d’un réseau de stations de récoltes d’information s’est toujours faites au frais des états qui vendent ce data aux médias.

 

Aujourd’hui, le nombre de senseurs météorologiques “privés” augmente constamment, qu’ils soient fixes, comme les baromètres ou mini-stations météos des particuliers, ou mobiles, comme le thermomètre (voir plus) des voitures ou de certains téléphones portables, géo localisés par GPS ou via d’autres outils.

 

Clairement, le futur de la prévision météo sera lui aussi 2.0, au sens où les principaux contributeurs en contenu seront aussi les consommateurs des prévisions. En effet, alors qu’aujourd’hui, un nombre limité de donnée est interprétés à heure fixe par des êtres humains, on imagine facilement que les capacités actuelles de traitement informatiques permettraient bientôt d’avoir des algorithmes aptes à analyser toutes les données, fixes comme en mouvement, pour livrer en temps réel des prévisions ultra localisées et beaucoup plus fiables statistiquement.

 

Dans cette logique, il y aura bien entendu beaucoup de plus de d’informations précises et mises à jour chaque instant sur la météo entre Coppet et Rolle, que sur les crêts du Jura, pourtant à quelques kilomètres de l’A1 mais fréquentés par un plus petit nombre de producteurs de contenu potentiels.

 

Rétribuer les contributeurs serait trop compliqués, administrativement parlant. Un système réellement collaboratif pourrait être mis en place, ne donnant accès à ces “super prévisions” qu’aux personnes participent à la récolte des données en enclenchant une fonction automatique mettant ce data sur le réseau.

 

Exemple parmi d’autres dans la liste des pratiques renversées par le développement des nouvelles technologies, cette météo 2.0 laissera rapidement la place à des informations plus riches, plus multimédia, plus multidimensionnelle, produite à partir des millions de données récoltés par le “web of things” ou “internet des objets”… A suivre dans un prochain épisode de ComNew.

 

Clément CHARLES, ToutLeContenu.com

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